Toutes et tous en grève le mardi 9 octobre 2018

9 octobre : pourquoi faire grève ?

Le mardi 9 octobre, une nouvelle journée de grève interprofessionnelle est appelée par la CGT, FO et Solidaires (ainsi que l’Unef et l’UNL). La fédération SUD éducation a fait sienne cet appel, ainsi que notre syndicat.

Pourquoi ?

Nous savons qu’une journée d’action isolée n’est pas la panacée. Nous savons qu’elle n’est pas ce qui permettra, à elle seule, d’être une riposte à la hauteur des attaques que nous impose le macronisme : CAP 22, attaque sur nos retraites, suppressions massives de postes…

Une nouvelle saignée dans l’éducation

Alors que le lundi 17 septembre dernier Blanquer annonçait 1800 suppressions de postes dans le secondaire en fin de semaine c’était 800 de plus soit 2600 suppressions de postes qui étaient annoncées pour le budget 2019 ! L’argument de transfert de ces postes dans le premier degré ne tient pas car les postes créés dans le premier degré sont des postes précaires, contractuels, AVS, ou encore service civique !

L’annonce de l’augmentation du budget de l’EN ne doit pas cacher l’annonce de la surcharge de travail pour les enseignants car les postes qui disparaissent se transforment en heures supplémentaires, « Travaillez plus, pour que les autres ne travaillent pas ! » Une nouvelle fois c’est la précarisation des métiers dans l’enseignement qui est annoncé comment s’en réjouir.

Annonces caches-misères !

Le dédoublement des CP- CE1 inaugurant une soi-disant baisse des effectifs, n’est que poudre aux yeux ! En effet si les effectifs dans les classes de CP – CE1 des Rep et Rep + ont diminué c’est aux détriments des classes en milieu rural qui ont vu leurs effectifs majoritairement augmenter du fait de fermetures de classes.

Vers l’école de l’inégalité et de l’exclusion…

L’école de l’égalité et de la fraternité devient toujours plus un mythe sous l’air Macron. De plus en plus d’enfants, de jeunes se retrouvent exclus du système scolaire et pour beaucoup d’entre eux n’y ont même plus accès. Les jeunes étrangers isolés dont la parole et la prise en charge est quasi systématiquement remise en cause sont scolarisés lorsqu’ils sont chanceux-euses plusieurs mois après leur arrivée alors même que la scolarisation de ces jeunes est une obligation ! Rectorat – préfecture – départements marchent main dans la main pour exclure ces jeunes de l’école dans une optique double d’économie et d’exclusion sociale. La suspicion et la stigmatisation de ces jeunes devient une norme au risque de plonger encore plus dans la précarité et le désarroi des jeunes dont le parcours de vie est depuis trop longtemps chaotique. Les moyens pour nos élèves allophones, des communautés du voyage sont bien en deçà des besoins, voir inexistants.

C’est une école de l’exclusion, de l’inégalité et de la discrimination que le duo Macron-Blanquer veulent nous bâtir ! Partout des résistances à amplifier !

Par contre, c’est une journée qui n’arrive pas hors contexte… Il y a eu l’affaire Benalla qui a dévoilé tant la dérive violente du pouvoir que son caractère anti- démocratique.

Et puis il y a des mobilisations qui ne faiblissent pas : dans la santé, et plus particulièrement la psychiatrie, à la Poste avec la grève de bientôt 200 jours des postier-es des Hauts- de-Seine.

À Orléans, la TAO a connu une journée de grève à plus de 80 % le 6 septembre, les personnels de l’institut des jeunes sourds de Saint-Jean-de-la-Ruelle l’étaient à près de 100 % le 10 septembre ! Nos collègues de l’enseignement professionnel étaient en grève le 27 septembre.

Des résistances il y en a. Nous pensons que cette journée du 9 octobre doit d’abord être utilisée pour les renforcer : réunissons-nous en assemblées générales, discutons de nos revendications locales, de comment créer plus et mieux d’action collective, pour construire du rapport de force !

MANIFESTONS À 10H30

à Orléans (Cathédrale)

à Gien (Victoire)

à Montargis (Pâtis)