Courrier Sud 80 – novembre 2015

Au sommaire :
- p.1 : édito
- p.2-3 : communiqué fédéral : Après le carnage du 13 novembre – Face à une terreur de type fasciste, agissons pour la démocratie, le progrès social et l’inter-nationalisme ! Non à la restriction des libertés publiques !
- p.4 : Et chez nous, comment ça se passe ?

Edito :
Nous avons été profondément choqués par les attentats du 13 novembre. Nous avons dû faire face à nos propres peurs, mais aussi à celles des collègues et des élèves. La sidération et le recueillement a laissé place aux discussions et à la gestion de ces événements.
Les politiques brandissent l’état d’urgence comme solution à tout. Là, où nous parlons avec nos élèves de démocratie, l’Etat répond : interdiction de manifester et restriction des libertés.
Il faudra être encore plus vigilants que d’ordinaire aux discours haineux contre l’immigration et contre les musulmans. C’est dans ces moments-là, qu’il convient d’autant plus de rappeler à nos élèves les valeurs antiracistes, antifascistes et de solidarité.
Nous ne devons pas laisser le discours et le climat de peur et de suspicion nous empêcher de nous exprimer sur nos conditions de travail, contre la réforme du collège et la pseudo refondation de l’école !
Condamner les attentats ne signifie pas accepter de ne plus exprimer nos convictions, par exemple sur l’écologie (interdiction de la manifestation contre la COP21) et ne signifie pas non plus que tout le monde soit obligé de réagir et de parler d’une même voix « nationale ».