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Réforme des statuts : moins pire que prévu, mais des régressions et des manques inacceptables

vendredi 21 mars 2014, par Gilles

La version finale de la réforme des statuts des enseignants du 2nd degré a été dévoilée en février * Si ce texte est "moins pire" que ce qu’on pouvait craindre, il comporte des reculs en remplaçant des décharges de service par des indemnités, et en légalisant les compléments de service hors commune * S’inscrivant dans une logique d’austérité, il ne répond pas aux attentes des personnels

Comme nombre de ses prédécesseurs, le ministère de l’Education a bien joué le coup psychologiquement : en proposant en novembre une première version qui mettait gravement en cause nos statuts, notamment en ouvrant la porte à l’annualisation du temps de travail, puis au fur et à mesure des groupes de travail qui se sont tenus au ministère en corrigeant les points les plus inacceptables de son texte, il a ainsi donné l’impression d’une évolution positive à certains syndicats, qui se sont empressés d’applaudir le projet. Nous n’en serons pas.

Certes, le texte final maintient nos maxima hebdomadaires de service, ce qui n’était pas gagné d’avance. Il introduit une pondération des heures effectuées en éducation prioritaire (1 heure effectuée comptera pour 1,1 h), mais outre l’insuffisance de cette pondération, le ministère, en parallèle, restreint drastiquement le nombre d’établissements classés de la sorte, donc la majorité des collègues enseignant actuellement en éducation prioritaire ne connaîtra aucun changement à ce niveau… Quant à la pondération des heures en 1e et en Terminale (1,1 h pour 1 h effectuée avec un allègement maximum d’une heure), remplaçant l’heure de première chaire, plus nombreux seront les collègues qui y perdront en termes de rémunération…

Pire, le choix par le ministère d’une logique indemnitaire pour les enseignants qui accepteront d’effectuer des tâches "complémentaires" (par ex. coordinateur de discipline), lesquelles donneront droit non plus à une décharge comme actuellement mais à une prime. Tout cela parce que ça coûte moins cher au ministère, comme son représentant l’a avoué en groupe de travail. En pratique, cela augmentera notre temps de travail et donc la pénibilité de notre exercice. Sud Education revendique que toute charge de travail supplémentaire doit se traduire par une diminution du temps de travail et non par une prime.

Autre atteinte grave à nos conditions de travail, introduite explicitement lors de la dernière version du texte sans que cela ait été discuté lors des groupes de travail : la légalisation des compléments de service hors commune. Certes, les rectorats passaient outre ce qui était illégal, mais ils ont maintenant carte blanche pour nous traiter comme des pions, ce qui engendrera une souffrance au travail pour les collègues touchés d’autant plus importante que la distance entre les établissements d’exercice sera grande.

En même temps, le texte élude complètement une bonne partie des attentes des personnels : rien sur une réduction du nombre d’élèves par classe ; rien sur une revalorisation de nos salaires ; rien sur une disparition de la précarité ; rien sur les outils de prévention de la souffrance au travail… Ce qui montre bien que ce texte s’inscrit dans une logique d’austérité budgétaire. C’est cette logique qu’il faut combattre afin de construire une autre école, égalitaire, émancipatrice et démocratique.


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